concours
Je vais vous montrer que les réseaux sociaux ont bien une influence sur votre comportement.


Le MIT Sloan School of Management (la business school du Massachusetts Institute of Technology) vient de publier les résultats d’une étude menée sur 1 million de sportifs pendant 5 ans.
Et la conclusion est la suivante : le fait de savoir que vos amis font du sport va vous inciter à en faire plus. Pour être plus précis : vous allez courir plus vite, plus loin et plus longtemps.
Et inversement ! S’ils savent que vous faites plus de sport, ils feront plus de sport.

Les détails de l’expérience

Une équipe de chercheurs du MIT a décortiqué les données d’activité quotidienne de plus d’un million de personnes équipées d’une montre GPS pendant 5 ans. Ils ont ainsi cumulé les données de 359 millions de kilomètres parcourus !
Les données collectées incluaient la distance, la durée, l’allure et les calories brûlées durant des séances de course à pied. Et chaque séance était partagée sur un réseau social.

Ce qu’il est important de noter, c’est que les gens ne pouvaient pas choisir quelle activité serait partagée. Absolument toutes leurs séances d’entrainement étaient mises en ligne et partagées avec leurs amis. Pas de triche possible.
Ils ont ensuite cherché des éventuelles corrélations entre la pratique sportive et les partages visionnés sur leur fils d’actualité. Ils ont ainsi découvert que si l’un de vos amis court 1km de plus, vous aurez tendance, vous, en moyenne, à courir 300m de plus. S’il fait 10 minutes de sport en plus, vous ferez 3 minutes de sport en plus. Le même ratio s’applique aussi à la vitesse, s’il court 1km/h plus vite, ça vous poussera à courir 0,3km/h plus vite.
Étonnant non ?

Qu’est-ce que cette étude nous apprend vraiment ?

Qu’est-ce qui nous motive ? Le défi d’arriver à battre meilleur que nous ou le risque d’être battu par plus faible que nous ?
D’après cette étude, les 2 leviers ont une influence sur notre comportement. Mais c’est la comparaison avec plus faible que soi qui est la plus forte. Petite précision néanmoins : ce ne sont pas les plus faibles qui nous motivent le plus, mais les plus faibles qui fournissent plus d’efforts que nous. La nuance est importante.
 

Concrètement, l’analyse ne dit pas qu’on est plus motivé par plus faible que soi ; les chiffres montrent qu’on est plus motivé par les plus faibles qui font des efforts pour progresser que par les plus forts qui font plus d’efforts pour progresser.
L’auteur explique ça par une réaction de ‘protection de la supériorité’.

Nos efforts sont donc plus influencés par les gens qui sont plus faibles, mais pas trop.

Ainsi, l’influence de quelqu’un dont les performances sont largement inférieures aux vôtres sera moindre que pour quelqu’un qui est juste un peu moins fort. L’idée de la protection de la supériorité tient encore.


L’autre conclusion intéressante, c’est que l’influence diminue avec le temps. C’est-à-dire que l’influence des actions de votre entourage sera plus importante aujourd’hui que demain et diminuera encore après-demain.
 

Le nombre d’amis pratiquant la course à pied a également été étudié. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le nombre n’a pas d’importance. Il suffit d’un ami qui progresse pour vous inciter à progresser. Augmenter le cercle d’amis n’aura pas plus d’incidence sur votre pratique sportive.

Les hommes et les femmes ne réagissent pas de la même façon. Les résultats montrent que les hommes sont plus influencés que les femmes. Autrement dit, les hommes sont plus féroces et recherchent plus la compétition.
Mais ce qui est surprenant, c’est que le comportement des hommes est influencé par les performances des hommes et des femmes ; tandis que les femmes sont influencées par les résultats des femmes uniquement.

Peut-on généraliser ces conclusions ?

Dans leur démarche bien scientifique, les chercheurs notent bien que leur étude a porté sur la contagion de la pratique de la course à pied et que ces conclusions ne sont pas forcément transposables dans toutes les facettes de notre vie.

Mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire le lien entre cette étude et l’adage du développement personnel : « vous êtes la moyenne des 5 personnes avec lesquelles vous passez le plus de temps. »
Ce qui est certain, c’est que, quel que soit le domaine, l’entrepreneuriat, la perte de poids, courir un marathon, quoi que vous fassiez, les gens qui vous entourent changent tout. Les interactions avec des gens peuvent vraiment nous inciter à passer à l’action. L’étude le démontre.

Ce qui est super intéressant aussi, c’est qu’on peut commencer petit. Pas besoin d’être entouré d’une promotion de MBA. Une seule personne suffit pour nous booster.
Mais rappelez-vous que ceux qui vous feront avancer sont ceux qui avancent eux-mêmes. Ceux qui fournissent des efforts pour tenter de s’améliorer.

L’auteur de cet article

Jérôme est passionné de sport.
Il teste des montres de sport depuis 2013 et vous donne des clés pour choisir la montre idéale qui répondra à vos besoins.
Son blog: Montre Cardio GPS.

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *