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Parce que si vous laissez faire, vous le regretterez très vite !

L’idée c’est de vous donner des conseils pour faire face à un collaborateur ou un collègue négatif. Si on veut voir l’aspect positif de ces choses, on peut se dire que c’est dans leur tempérament de couvrir tous les aspects négatifs dans un projet pour se sentir bien et rassuré par la suite.

MAIS EN VRAI, le comportement négatif est préjudiciable pour les performances à long terme de l’équipe surtout s’il n’est pas géré correctement.

Le sujet sera traité en deux parties :
I. le comportement du collègue
II. Le comportement du collaborateur.

Dans la première partie on traitera 5 points et dans la deuxième il y aura 3.

I. Pour le collègue.

– Éviter l’infection
– Utiliser des phrases du type : excuse-moi j’ai des choses à faire
– Ne pas essayer de les changer
– Ne pas aller voir la direction ou les ressources humaines
– Des conseils avancés dans les situations extrêmes

1- Évitez l’infection.

On peut nommer le comportement comme on veut : négatif, pleurnichard, etc., c’est un comportement contagieux. Si vous avez une personne qui se plaint en permanence, vous risquez de vous faire aspirer. Pourquoi vous laisser faire ? C’est par politesse, car on n’a pas envie d’entrer en conflit. On se sent obligé de compatir. Et pour ne pas vous laisser emporter, vous ne devez pas vous engager dans la conversation ou le faire, mais le moins possible. Quelqu’un qui se plaint cherche de l’attention donc plus vous allez écouter leur plainte, plus vous allez l’alimenter donc les inciter plus à se plaindre.

2- Utiliser la phrase : « Excusez-moi, j’ai quelque chose à faire. »

Les phrases qui commencent par excusez-moi sont des phrases polies, et c’est impossible pour la personne négative de refuser une fois que vous avez donné une raison valable. Il faut que vous commenciez également à vous éloigner physiquement pour empêcher que la conversation soit réengagée. Le problème avec les justifications, c’est que ça donne du grain à moudre pour relancer la conversation. Or vous ne VOULEZ PAS relancer cette conversation. DONC, vous pouvez seulement dire que vous devez y aller sans expliquer pour ne pas lui donner l’occasion de relancer.

Votre comportement doit refléter vos paroles, vous devez donc couper tout contact visuel avec la personne. Dans l’armée, on dit « rompre le contact ».

Si c’est votre patron qui a une personnalité négative, les conseils ne sont pas valables. Vous devez l’écouter et être poli avec lui… et chercher un autre job ! 😉

3- Ne pas essayer de les changer

Vous n’êtes pas leur supérieur hiérarchique. Vous ne pouvez changer la manière dont les gens pensent et vous n’avez pas le temps de changer leur comportement. Ce n’est pas votre rôle. De plus, c’est long et difficile de changer ce genre de comportement surtout si la personne n’en a pas conscience.

C’est la personne qui doit le faire.

Vous devez seulement changer votre comportement pour éviter d’être contaminé en arrêtant d’écouter et en espérant que la personne va se lasser. Elle va essayer et vous devez être vigilant en continuant de couper la conversation.

4- Ne pas aller voir les ressources humaines ou la direction

Il n’y a aucune raison d’aller voir la direction puisque vous avez la solution en changeant votre comportement. Si vous demandez à la direction de résoudre tous vos problèmes relationnels avec les personnes, vous allez développer une drôle de réputation! C’est-à-dire que vous êtes également compliqué à gérer. 😉

5- Conseils pour les situations extrêmes

Il y a des cas où on ne peut pas éviter le pleurnichard parce qu’on doit travailler avec lui. S’il vient vous harceler dans votre bureau, vous devez tout de suite couper la conversation. Vous utilisez toutes les techniques possibles pour couper le cours en vous excusant, en restant correct, mais en disant fermement que vous n’avez pas le temps.

Vous pouvez poser une limite de temps quand vous ne pouvez pas éviter le contact. Ensuite, si la personne essaie de répandre du négatif durant le temps imparti, vous pouvez sortir les arguments pour faire évacuer les sujets qui n’ont rien à voir avec le travail. À la fin du temps imparti, vous imposez une nouvelle limite de temps. En gros, vous devez limiter les choses quand vous ne pouvez pas les éviter. En langage militaire, on appelle cela « canaliser ».

Vous pouvez aussi faire un feedback à un collègue. (Pas tout le temps sinon ça fait donneur de leçon) Ce n’est pas le même feedback, il n’y a que 2 étapes. Vous n’allez pas lui demander s’il est prêt à vous entendre ni lui donner des conseils pour changer son comportement. L’objectif c’est faire le miroir. Vous allez lui démontrer que son comportement a un impact négatif. Vous allez décrire le comportement de manière le plus neutre possible et axé sur les faits en commençant par « Quand tu… » Vous allez décrire l’impact en commençant par « Voilà ce qui se passe… » Vous lui donnez une occasion de changer. Ce n’est pas une critique, mais un énoncé des faits. S’il continue de relancer en essayant de se justifier, il faut rompre la conversation de toutes les manières possibles. Attention, il faut toujours avoir à l’esprit qu’une personne négative ne veut pas sortir de son état…

II- Les collaborateurs

La personne qui a le comportement négatif récurrent appartient à votre équipe :
– Éviter l’infection sur vous et votre équipe.

Vous devez faire attention à ne pas valoriser cette attitude dans votre équipe même si c’est votre tendance naturelle. Votre but c’est d’éviter que ça nuise à la performance de votre équipe sans montrer aux autres qu’il faut se plaindre pour avoir votre attention. Demandez-vous aussi si c’est préjudiciable aux fonctionnements, si c’est le cas vous pouvez demander à votre équipe de l’accepter. Ce n’est pas un négatif destructeur.

Un négatif destructeur est une personne qui nuit consciemment ou pas à la performance de l’équipe.

Sur cet aspect, vous ne pouvez pas le laisser faire. Vous avez 2 manières de gérer son comportement : En public et en privé.

En public par exemple lors d’une réunion et en privé lors d’un 1 à 1. Vous pouvez ainsi faire vos feedbacks. Le but c’est de ne pas le laisser prendre le pouvoir en réunion en ayant des règles de réunion, en l’interrompant dans certaines situations et enfin étant clair sur votre condamnation du consensus.

Pour ne pas trop utiliser le pouvoir hiérarchique, il faut avoir des règles qu’on a acceptées en même temps. Les règles vous permettent d’influencer le groupe et rendent la réunion efficace. Vous pouvez ainsi utiliser le temps et le lieu. La personne négative cherche toujours le bon moment pour répandre son comportement négatif donc vous devez l’empêcher de faire ça. Vous devez donc indiquer le moment où la personne négative prend la parole. Ensuite vous aurez le moment de décision et aussi le moment d’agir et donc il n’y a plus de remise en question. Vous devez expliquer en début réunion pour que ça soit bien compris. La règle se déroule en 3 étapes : Discuter, Décider et Agir.

1- Le droit d’interrompre

Que vous soyez celui qui dirige la réunion ou pas, vous êtes le chef donc vous pouvez interrompre la personne. C’est vous qui animez, ça veut aussi dire que c’est vous qui choisissez le moment où vous échangez les idées. Vous choisissez qui parle, qui fait avancer le débat, etc. ça ne veut pas dire que vous ne voulez pas entendre les opinions de chacun. Parfois vous devez utiliser votre pouvoir d’imposer votre décision pour faire taire le négatif.

2- Condamner le consensus

L’obtention du consensus n’est pas le but quand vous travaillez sur un sujet. Le but c’est de prendre la bonne décision et de l’exécuter ensuite. Il ne faut pas confondre la fin et les moyens. La recherche d’un consensus c’est dans l’ordre des moyens. C’est un moyen parmi d’autres de prendre une décision. Une équipe ne décide pas, il faut un leader. Une personne négative aimerait avoir un chef qui ne décide que par consensus parce que ça lui donnerait le pouvoir de stopper les décisions.

Ci-suit trois arguments anti-consensus :

– Prenez votre responsabilité en tant que chef. Vous devez décider ce qui est mieux pour votre entreprise/unité… Que tout le monde soit d’accord n’allègera pas votre responsabilité en cas d’échec.

– Vous devez être efficace. Vous allez devoir provoquer une décision alors que tout le monde n’est pas d’accord sinon vous n’allez pas avancer. Vous devez donc restreindre le temps de parole des personnes négatives. Quand vous passez à l’action, vous devez engager les personnes négatives comme les autres. Vous devez les empêcher de se soustraire à leur responsabilité. Vous devez chercher la cohésion.

– Rechercher le consensus n’est pas une solution. Ça crée un mauvais comportement parce que ça envoie un mauvais message. Cela fait croire que ça ne marche que lorsque tout le monde est d’accord. Ça fait également croire qu’on n’est pas obligé de se battre pour une décision si on n’était pas d’accord avec.

La recherche en permanence de consensus est un moyen de se dédouaner de ses responsabilités. Ça ne nous oblige pas à assumer nos décisions. Le vrai talent d’un manager c’est de réussir à influencer le comportement des collaborateurs pour obtenir une performance.

3- Le feedback

Vous le faites en quatre parties.

Quand la personne a eu un comportement négatif préjudiciable à la performance, vous pouvez lui faire un feedback si vous voyez que c’est régulier. Il faut lui demander s’il est prêt pour écouter le feedback, si oui vous pouvez dire ce qui est à changer. Vous leur parlez de leur comportement et de son impact sans les juger.

Commencer par regarder chez soi quand on a un problème. Demandez-vous pourquoi la personne négative pense qu’elle peut vous parler de cette manière.

Les 4 parties du feedback:

• Demander la « permission » permission pour faire un feedback.
• Partir d’un fait précis que vous décrivez dans le détail si besoin.
• Décrire l’impact que cela a eu sur les autres, sur vous même, sur le groupe …
• Demander si la personne peut corriger ça.

Dès que vous avez terminé votre feedback, il faut que vous quittiez la personne, sinon, cela n’aura pas l’impact escompté. Il faut la laisser seule une fois que le message est passé. SI vous restez, la personne va chercher tous les moyens possibles pour se justifier.

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