influence

Quelles sont les causes d’échec les plus fréquentes chez le manager?

Les managers ont des faiblesses et en général, ces faiblesses correspondent à des forces qui les ont fait réussir jusqu’à un certain point… mais au bout d’un moment, ces forces deviennent des faiblesses. C’est d’autant plus difficile pour eux de se remettre en question que les repères qu’ils ont sont biaisés. La solution pour corriger nos défauts, c’est d’en avoir conscience pour stopper les comportements nocifs pour notre équipe et laisser notre équipe travailler parfois à sa manière.

Il ne faut pas vouloir que notre collaborateur soit une copie conforme de nous-mêmes. C’est la première chose à prendre conscience quand on prend un poste de management.

C’est vrai qu’un influent a plus d’attrait pour la fonction de manager, mais on ne classifie pas les personnes de manière définitive. Les influents ont leurs défauts spécifiques en matière de management. Le I a dû mal à manager une équipe, il n’a pas le sens de l’organisation. Il a tendance à penser que la bonne volonté de l’équipe et son influence sur les autres vont être capables de résoudre n’importe quel problème. Pour eux, les gens vont toujours compenser les faiblesses du système. Il sait donner un bon coup d’envoi dans le cadre du démarrage d’un projet.

Pour connaitre votre profil, vous pouvez passer le test DISC

test personnalité

Il peut rendre son équipe inquiète, car rien n’est jamais (ou presque) finalisé.

Pour rappel, le profil DISC est une classification des tendances comportementales des personnes selon 4 profils : dominant, influent, stable et consciencieux. Pour résumer, le profil I c’est quelqu’un qui est focalisé sur les personnes, il est énergétique et communicant. Il sourit beaucoup et adore faire des plaisanteries. Il a toujours une anecdote à raconter. Il n’a pas peur de parler en public en général. Il n’a pas peur des projets chaotiques à condition que ça avance rapidement. Il est vendeur et promoteur. Il a de la conviction et aime le changement.

Avec toutes ces qualités, on comprend qu’on les trouve souvent à des postes de marketing, de direction, etc. Ils ont des faiblesses, ce sont ceux que j’ai cités plus haut : absence de planification, d’organisation, de soucis du détail. Ils les compensent en s’appuyant sur la compétence des autres même en dehors de leurs équipes. Ils ont en général un bon réseau. Malheureusement, ils croient que le réseau va toujours les aider à réussir ce qui n’est pas tout le temps le cas. Souvent ils vont rencontrer un plateau dans leur carrière au moment où il va falloir qu’ils montrent un certain sens de la stratégie, de l’organisation et du détail ou qu’ils acceptent que leur patron ou leur collaborateur ait besoin de cela.

En résumé, le problème qu’ils ont c’est le manque de suivi dans leurs engagements.

Il y a trois conseils pour les influents qui se résume à plus de suivis :

– Plus de suivi : cessez de démarrer les choses que vous ne finirez pas
– Plus de suivi : travaillez sur votre plan et assurez-vous des détails
– Faites un reporting professionnel de votre travail

Dans cet ordre-là, le plus important c’est le premier.

Comme ils adorent les changements, ils sont champions des petits projets. On ne fait pas tout le temps les choses qu’on aime pour avancer dans notre carrière, donc il faut savoir les faire. C’est vrai que dans une équipe les meilleures idées viennent souvent d’un influent c’est pourquoi il veut les implémenter le plus vite possible, mais il les exécute rarement.

Malheureusement les bonnes idées ne servent à rien si elles ne sont pas mises en œuvre de manière profitable donc il faut arrêter d’aller sur des nouvelles idées si vous n’êtes pas encore allé jusqu’au bout de celle pour laquelle vous vous êtes engagée.

Le I se connait au bout d’un moment, il sait que s’il n’exécute pas son idée tout de suite, elle va perdre de l’intérêt donc il veut l’exécuter tout de suite. Ce qui n’est pas très bon pour lui. Donc le conseil c’est de faire un projet à la fois. De ne pas commencer un autre sans avoir terminé le précédent.

Un conseil en or:

Si vous avez une nouvelle idée, vous n’en parlez à personne et vous la notez. Laissez-vous deux jours, si au bout de cette durée elle vous semble toujours bonne, vous pouvez penser à sa faisabilité.

C’est-à-dire que vous allez réfléchir au plan qui va vous permettre de la mettre en œuvre avant d’en parler. Déterminer les risques, les ressources dont vous aurez besoin pour la mettre en place. Vous devez apprendre l’autocritique. Vous devez penser aux résultats réels également. Si vous n’êtes pas capable de penser aux risques, aux ressources, à la planification ça ne vaut pas le coup d’en parler. Vous risquez de détruire votre équipe et vous-même. Mettez l’efficacité professionnelle avant votre tendance personnelle. Il ne faut pas oublier que votre priorité est les missions auxquelles vous vous êtes engagé, vous avez signé auprès de la direction.

Ensuite il faut travailler sur le plan et les détails. Ce n’est pas le fort d’un influent.

Il a tendance à faire faire par quelqu’un d’autre. Il vous faut donc prendre le temps pour préparer votre plan parce que votre idée ne va pas être prise juste parce que c’est une bonne idée. Les autres vont essayer de voir si votre idée est réaliste. Ils vont vous croire si vous présenter un plan solide et flexible en même temps avec de la substance, une analyse complète, etc.

Comme votre point fort c’est la communication, vous devez vous dire dans la tête que vous allez les convaincre pour vous motiver dans le cadre de l’élaboration de votre plan. Prenez-le comme un challenge, en faisant ça vous allez peut-être vous rendre compte que votre plan n’est pas réaliste en voulant l’adapter et le présenter. Vous allez vous rendre compte que vous n’avez pas assez de temps, que vous avez beaucoup de chose à faire.

C’est de cette manière que vous allez vous motiver, que vous allez apprendre à laisser tomber une idée.

Si vous ne faites pas cette démarche et que vous continuez à croire que votre mode de communication est universel, d’ailleurs c’est valable pour tous les profils, et qu’il suffit d’être motivé pour réussir, vous allez échouer. Les autres vont vous écouter de moins en moins. Utilisez votre capacité à motiver pour les projets en cours, c’est moins fatiguant et plus valorisant. C’est vous qui déterminez votre état d’esprit et pas une autre personne. Vous pouvez diviser votre projet.

Dernier conseil, il faut faire un reporting efficace de votre travail.

Ils ont du mal à demander à leur équipe de faire un reporting et ils ont du mal eux-mêmes à le faire. C’est important de communiquer sur l’avancement : les retards et les réussites. Si vous ne communiquez pas, les gens vont penser qu’il ne se passe rien alors qu’il se passe forcément des choses. Vous pouvez également vous faire aider par une personne de votre équipe qui est à l’aise avec les chiffres et les comptes rendus. Il faut que vous soyez attentif lorsque vous commencez à avoir des nouvelles idées. Ça devrait être un indice pour vous et vous demander pourquoi voulez-vous d’un seul coup faire une nouvelle chose ?

En résumé:

Si vous êtes un I, Il faut arrêter de prendre des nouveaux projets mais se focaliser les idées sur le projet en cours dans un premier temps, il faut mettre les nouvelles idées en perspectives. Il faut diviser le projet en plusieurs étapes, il faut se motiver pour le même projet.

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