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Et en réfléchissant à ce que vous voulez vraiment.

 

« Tu comprends, au cabinet du ministre, il faut être réactif! »  

C’est une manière de se faire mousser que de paraitre très occupé. Je suis quelqu’un d’indispensable !

C’est aussi montrer combien on peut être l’esclave d’un système.

Nous sommes tous très connectés et c’est une bonne chose… sauf si l’on devient esclave de cette connexion.
 

Le burnout n’est pas loin quand on n’arrive pas à se déconnecter.

 
On reçoit des emails auxquels il faut répondre dans l’heure. C’est comme ça qu’on voit des personnes accrochées à leur téléphone à regarder ou à répondre à leur emails alors qu’ils sont à une soirée avec des amis.

J’ai rencontré quelqu’un qui bossait en cabinet d’un ministre (en France) et qui avait instauré une manière de travailler extrêmement saine. Elle n’était pas chef de cabinet, mais elle a fait prendre le pli à toute sa hiérarchie.

le tout, c’est de rester inflexible sur la façon dont vous voulez travailler. Et cette façon de travailler est déterminée par l’analyse de ce que vous voulez de votre vie.

Si on vous demande de répondre à un mail urgent d’une heure sur l’autre, c’est pour moi une insulte. 

Une insulte parce qu’on vous demande, en tant que cadre, de vous organiser. Or, les mails en urgence sont souvent synonymes de désorganisation.

Je ne dis pas qu’il n’y a jamais d’urgence. Je dis juste que les urgences ne se traitent pas par mail. 

Quand vous avez un accident, vous n’envoyez pas un mail au SAMU?

 

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Les urgences, se traitent par téléphone.

Je trouve aussi que c’est une insulte parce qu’en agissant comme ça, votre supérieur considère que vous devez être accroché à vos mail 24/24. En quelques sorte, il vous considère comme son esclave.

Peut être que lui aussi est un esclave, mais ce n’est pas parce qu’il n’a pas le courage de sortir de son esclavage que vous ne pouvez pas le faire, vous!

Avez vous déjà apporté une réponse à la question: «  De quelle liberté je veux pour moi? »

Cette personne que j’ai prise en exemple, appelons la Béatrice. Elle avait dit: « Je veux bien travailler le soir et le we, mais je ne veux pas le faire pour un prétexte inutile. Je suis prêt à le faire pour une véritable urgence. Je ne veux pas devenir l’esclave de mon travail. »

Si vous continuez de me lire, vous vous demandez comment elle a pu forcer ses chefs à se plier à sa volonté.

Hé bien c’est très simple!

……….

Elle a annoncé qu’elle ne lisait pas ses mails une fois qu’elle avait quitté le boulot. 

Il y a eu un loupé, puis deux loupés, mais elle a tenu bon.

Elle a tenu bon parce qu’elle a réussi à renverser la responsabilité.

La responsabilité est de celui qui envoie le mail, et pas de celui qui le reçoit.

Son discours était le suivant:

« Si vous m’appelez, je me rends disponible immédiatement pour gérer une urgence » je reviendrais au bureau pour faire le travail s’il le faut. mais il faut que vous m’appeliez.

Son argument choc: « Quand vous avez un accident, vous envoyez un mail au SAMU? Non, vous les appelez. »

« Hé bien avec moi, c’est la meme chose. Si vous pensez que je peux apporter une solution à votre urgence, alors je deviens le SAMU de votre urgence. Appelez moi! »

Comments

  1. Je n’avais jamais pensé à cet argument choc effectivement.
    On a jamais vu quelqu’un en situation d’urgence envoyer un sms à la police, aux pompiers ou au SAMU.
    Merci pour ce partage très très intéréssant !

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